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Cloud

En bref

Au lieu d'acheter tes propres ordinateurs, tu loues la puissance et le stockage de quelqu'un d'autre, par internet, et tu ne payes que ce que tu utilises. Un peu comme l'électricité au compteur, mais pour l'informatique.

Définition précise

Modèle de fourniture de ressources informatiques (calcul, stockage, réseau, logiciels) à la demande, mutualisées et facturées à l'usage, exploitées par un tiers. Trois niveaux : IaaS (infrastructure brute), PaaS (plateforme d'exécution), SaaS (logiciel fini). Plus on monte dans les étages, plus on délègue l'exploitation, et plus on confie l'accès à ses données.

Notre analyse

Le mot vient des schémas réseau. Depuis les années 1970-80, les ingénieurs dessinent un nuage pour figurer la part du réseau qu’ils ne contrôlent pas, d’abord le réseau étendu de l’opérateur, puis Internet. Une convention graphique devenue terme de marché : le cloud, c’est l’informatique dont l’exploitation t’échappe et que tu loues à un tiers.

De là vient la confusion la plus tenace, celle qui assimile le cloud computing au stockage grand public. Synchroniser ses photos sur un service en ligne ou déposer des fichiers dans un espace partagé, ce n’est pas consommer du cloud computing : c’est utiliser un produit fini qui s’appuie, en coulisses, sur des ressources cloud. L’usage n’est pas le modèle.

La définition du NIST (SP 800-145) reste la référence parce qu’elle est indépendante du marketing des prestataires : cinq critères cumulatifs, self-service à la demande, accès réseau large bande, mutualisation, élasticité rapide, service mesuré. Elle tranche là où le vocabulaire commercial brouille.

Conséquence concrète : un hébergeur dédié, même avec un excellent niveau de service, ne fait pas du cloud au sens strict s’il ne coche pas ces cinq cases. La distinction n’est pas théorique. Les contrats, les responsabilités et les juridictions ne sont pas les mêmes selon que l’on achète une location de matériel ou un service mutualisé facturé à l’usage.